La Lignée Kagyu

La lignée spirituelle à laquelle sont affiliés Kagyu Dzong, Dachang Vajradhara Ling et Mahamoudra Ling porte le nom générique de Kagyu. La première syllabe Ka (tib : bKa’) signifie « parole » et la seconde Gyu (tib : brGyud) « lignée ». Ce lignage issu de la parole indique clairement que la transmission Kagyu s’est fait par filiation, ou révélation directe, du Bouddha primordial Vajradhara.

En réalité, tous les aspects du bouddha ne sont en fait que manifestations multiples d’une essence unique. Il n’y a donc aucune différence de fond entre le Bouddha Sakyamuni qui enseigne par les sutras le Hinayana et le Mahayana, et le Bouddha Vajradhara révélant les tantras, base du Vajrayana. Sakyamuni est l’expression du corps de manifestation de l’esprit éveillé, alors que Vajradhara en est l’expression du corps absolu.

“ La lignée de transmission orale des instructions du Mahamoudra ”

À ce nom générique, Kagyu, un second terme est affixé afin de former ainsi un syntagme utilisé pour nommer une lignée particulière. Ainsi Karma Kagyu, ou Kamtsang Kagyu, pour parler de la lignée initiée par le premier dans la lignée des glorieux maîtres Karmapa. Ou Dagpo Kagyu, pour évoquer cette même lignée mais en la faisant remonter un cran plus haut dans le temps, à Gampopa le maître du Dagpo, qui fut l’instructeur du 1er Karmapa après avoir été lui-même le disciple principal de Milarépa. Une autre lignée, d’origine tibétaine et aussi ancienne que la lignée Dagpo Kagyu, est celle qui porte le nom de Changpa Kagyu. Du nom de la région du Tibet qui vit débuter la lignée fondée par le yogi Kyoungpo Neldjor, contemporain de Gampopa, après qu’il eût reçu, en Inde, certains cycles d’instructions très ésotériques auprès des plus grands maîtres des tantras de son époque, les XIème et XIIème siècles.

Très proches à l’origine, ces lignées se sont rejointes dès le XIXème siècle, et au XXème c’est le très vénérable Kalou Rinpoché qui fut le parfait détenteur de la transmission issue de ce rapprochement entre Dagpo Kagyu et Changpa Kagyu, ainsi nommée Dachang Kagyu. Appellation que l’on retrouve dans le nom de l’un des centres fondés par Kalou Rinpoché en France, Dachang Vajradhara Ling.

De haut en bas : Gyaltsab Rinpoché, Shamar Rinpoché, Situ Rinpoché, Kongtrul Rinpoché, Pawo Rinpoché, Sa Sainteté le XVIe Karmapa, Béru Khyentsé Rinpoché, Bokar Rinpoché, Kalou Rinpoché, Lama Gyourmé, Lama Gyaltsen.

Les pratiques tantriques Dachang Kagyu se fondent sur les différentes phases méditatives de nombreux Yidams, dont Chakrasamvara, Hevajra, Kalachakra, Guhyasamaja, Vajrayogini, Gyalwa Gyamtso, en complément des Six Yogas, de Naropa, de Niguma et de Sukhasiddhi.

À ces instructions se rajoutent toutes celles du Mahamoudra, cette voie profonde qui permet aux méditants d’être confrontés, en direct et par l’intermédiaire du maître spirituel, à la nature de leur propre esprit. Ces instructions sont capitales, d’où l’expression utilisée pour nommer la lignée dans les prières aux maîtres : « la lignée de transmission orale des instructions du Mahamoudra ».

Sa Sainteté le 17ème Gyalwang Karmapa

Sa Sainteté le 17ème Gyalwang Karmapa

Le détenteur suprême de la lignée Karma Kagyu est l’éminent maître Karmapa, dont la 17ème incarnation nous est contemporaine. Il y a ensuite les régents des branches Situ, Gyaltsab, Jamgoeun Kongtrul et Shamar. Puis les autres branches, celles des Pao, Trangou, Tenga, Sangyé Nyenpa, Mingyur, Kalou, Trungpa etc…